Chers confrères,
Plus de 500 participants assistent actuellement aux conférences au Corum.
Pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter l’accueil sur place au 04 67 61 66 73
Bien cordialement,
Le secrétariat du congrès
Les pathologies du rein et des voies urinaires du foetus, du nouveau-né et de l’enfant constituent le temps fort de ce 5ème Congrès de Médecine Foetale.
On connaît bien les marqueurs d’imagerie d’un rein foetal normal : localisation lombaire, contours harmonieux, différenciation cortico-médullaire présente, biométrie évolutive. On connaît bien les signes échographiques d’une pathologie rénale : dilatation des cavités et des uretères, néphromégalie ou hypoplasie, parenchyme rénal d’échostructure anormale, mégavessie.
La stratégie diagnostique post mortem est en plein bouleversement. Il est vain d’opposer l’autopsie classique, certes en plein déclin et peu motivante, à l’imagerie de coupes, IRM en particulier, en plein essor et très motivante. L’examen foetopathologique reste le «gold standard» : les données histologiques sont irremplaçables, les prélèvements à visée biologique, biochimique et moléculaire sont indispensables. On connaît les avantages de l’autopsie virtuelle par IRM : optique humaniste et éthique, rapidité d’exécution, reproductibilité, moindre coût, qualité de l’imagerie cérébrale en particulier.
Dans la littérature, on estime que l’association d’un examen clinique, d’une radiographie du squelette, d’une exploration échographique et d’une IRM avec biopsie percutanée ciblée, apporte des données diagnostiques équivalentes. Cependant, tout reste à prouver sur des séries plus importantes, avant que l’autopsie virtuelle puisse rejoindre la phrase d’Hippocrate «voir à l’intérieur du corps sans nuire».
Il est temps de faire une synthèse sur la hernie diaphragmatique et on a envie de poser de nombreuses questions :
L’évaluation malformative foetale du corps calleux, préoccupation de tous les instants, constitue depuis toujours une discussion difficile à gérer : quel diagnostic ? Quel pronostic ? Quelle signification faut-il accorder à un corps calleux fin, court ou épais ? Quel bilan génétique ? Quelles malformations associées ? Quel syndrome à rechercher ?
L’imagerie de cette volumineuse commissure médiane ne constitue que la partie émergée de l’iceberg et il faut s’intéresser aux fibres nerveuses inter-hémisphériques : c’est désormais possible par la tractographie (imagerie IRM en tenseur de Diffusion). Les découvertes de cette technique IRM sont passionnantes dans l’agénésie calleuse : désorganisation de la substance blanche et fibres hétérotypiques anormales, évaluation de la plasticité de la substance blanche cérébrale, transfert interhémisphérique possible des informations par la commissure antérieure, tractographie spécifique (?) du syndrome d’Aicardi. Enfin, la discussion pronostique et la conduite à tenir en face d’une agénésie isolée du corps calleux se caractérise, selon les centres, par des orientations radicalement différentes : une discussion s’impose…
Il est important de se pencher sur les erreurs de l’imagerie foetale. Que les conférenciers soient remerciés pour cet exercice difficile.
Enfin, nous recevrons avec plaisir le Collège Français d’Echographie Foetale qui nous délivrera ses conclusions sur des pathologies essentielles et originales.
Venez nombreux, vous ne le regretterez pas.
Alain COUTURE
| Congrès organisé avec le soutien de l’agglomération de Montpellier | ![]() |